Les différentes catégories d’agression et leurs sanctions respectives selon la loi

L’agression est un acte violent qui constitue une infraction sévèrement punie par la loi. Elle est caractérisée par une attaque violente, subite et non provoquée. L’agression peut être verbale, physique et sexuelle. Il s’agit d’une infraction comme étant une circonstance aggravante, quelles que soient sa forme et ses conséquences.

Les agressions verbales

Cette forme d’agression se trouve partout à la maison, au travail, dans la rue. L’agression verbale se manifeste sous forme de diffamation, d’injure ou de menace. Une menace se définit par une expression d’intimidation ayant une atteinte sur la victime ou ses biens. Selon le Code pénal, les menaces de violence légère constituent une contravention de troisième classe, tandis que les menaces de crime sont punies de sept mille cinq cents euros d’amende et de six mois d’emprisonnement. Pour les menaces de mort, l’auteur risque de payer une amende de quarante-cinq mille euros et d’une peine de trois ans d’emprisonnement. Concernant les diffamations à caractère racial ou religieux, il s’agit d’une contravention de cinquième classe avec des peines complémentaires comme le stage de citoyenneté, des travaux d’intérêt général, et autres. Et pour les injures publiques, l’auteur risque d’un an d’emprisonnement et quarante-cinq mille euros d’amende. 

Les agressions physiques

Il s’agit d’un acte violent est brutal et non provoqué. Selon le Code pénal, la sévérité de la peine de l’auteur dépend de la gravité des coups à la victime :

  • Si les blessures n’entrainent pas d’incapacité de travail, c’est une contravention de quatrième classe.
  • Et ce sera une contravention de cinquième classe, si les coups entrainent une incapacité de travail moins de huit jours.
  • L’auteur du délit encourt une peine de trois ans d’emprisonnement et d’une amende de quarante-cinq mille euros, si les agressions physiques provoquent une inaptitude de travailler supérieure à huit jours.
  • Si la victime est devenue infirme, l’auteur risque d’une peine de dix ans de prison et de cent cinquante mille euros.
  • En cas de décès de la victime, il s’agit d’un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité.

Ses peines susmentionnées sont alourdies lorsque l’acte violent s’accompagne avec une situation aggravante comme la victime est un mineur ou une personne vulnérable.

Les agressions sexuelles

Selon l’article 222-22 du Code pénal, cette forme d’agression se définit par tout acte sexuel sans consentement commis avec ou sans violence. Pour cela, l’agression sexuelle peut être considérée comme un viol quand il y a une pénétration. Sachez que le viol est qualifié comme un crime et son auteur  est passible de vingt ans de prison. La sévérité de la peine s’alourdit s’il y a une situation aggravante comme la victime est un mineur, l’auteur est un membre de la famille de la victime, et autres. Il est bien de savoir que la victime de viol a un délai de trois ans pour porter plainte, et ce délai s’étend de dix à vingt ans si la victime est un mineur. Les attouchements sont considérés comme une agression sexuelle sans pénétration, et son auteur encourt dix ans de prison et d’une amende de cent cinquante mille euros.