Le divorce par consentement mutuel

Le divorce par consentement mutuel ou appelé aussi divorce à l’amiable est le fait de se mettre d’accord sur tous les différents points de la rupture du mariage dans l’objectif d’établir une convention de divorce. Ce type de divorce est très connu en France.

La procédure

Pour que les deux époux puissent faire la demande de divorce par consentement mutuel auprès du tribunal de grande instance, il faut qu’ils trouvent un accord sur leur divorce et sur ses effets par exemple :

  • Le droit de garde de l’enfant et les choix éducatifs
  • L’autorité parentale
  • La pension alimentaire et son montant
  • Le partage des biens mobiliers et immobiliers

Il faut noter que les époux ne sont pas obligés de donner des justifications de leur choix. Et aucun délai minimal de mariage n’est prévu. Lorsque l’accord est conclu, ils peuvent consulter leurs avocats afin de déposer la requête au sein du greffe du tribunal compétent. Après, le juge familial convoque les époux pour une entrevue individuelle puis ensemble dans l’objectif de s’assurer que les deux parties sont vraiment convaincues de se divorcer à l’amiable. Le juge fera une étude et analyse approfondie de la convention de divorce.

La convention de divorce

Selon la circonstance, le juge familial dispose de deux options : il peut homologuer la convention de divorce ou refuser cette homologation.

Dans le premier cas, le juge décide d’homologuer l’accord et prononcer par la suite le divorce s’il déduit que la volonté des parties est bien réelle et qu’il estime que chacun des époux est d’accord sur tous les sujets de discussion. Le mariage sera dissous 15 jours après l’homologation.

Quant au second cas, le juge refuse d’homologuer la convention et ne prononce pas le divorce, car il observe que la convention est établie en faveur de l’un ou l’autre époux ou ne garantit pas les intérêts supérieurs de l’enfant. Donc, les époux doivent présenter une nouvelle convention dans un délai de six mois avec l’aide de leurs avocats. Mais pendant ce délai, certaines mesures provisoires pourraient être homologuées par le juge comme la pension alimentaire.

Les avantages et inconvénients

Le divorce à l’amiable est une procédure très rapide pour tous les époux qui souhaitent déclencher une démarche de divorce. Une audience suffit et vous saurez divorcer pour de bon. Il permet aussi d’entretenir une bonne relation entre les futurs ex-conjoints pour le bien-être des enfants. Le divorce à l’amiable est le moins coûteux de tous. Et enfin, vous serez les seuls maîtres pour toutes les décisions prises.

Concernant les inconvénients, pendant la durée d’attente de la décision de divorce, l’un des époux a la faculté de revenir sur les accords dans la convention. Donc, l’autre époux peut intenter une action de divorce pour faute à son encontre. Mais, une fois que la convention est homologuée, il n’y a plus de possibilité de revenir en arrière.

La rupture à l’amiable

Il y a 4 façons de divorcer dans le pays Européen, le premier entre dans le domaine non conflictuel et les trois derniers le sont. La rupture à l’amiable du mariage est la forme la moins ardue des quatre formes de séparation légale. Elle est basée sur un principe selon lequel les deux parties fassent tout en commun accord. Les concernés s’entendent aussi sur les résultats du divorce. Ceci dure au moins 3 mois, mais peut s’étendre vers une année tout au plus en fonction de la liquidation des acquêts. Le consentement mutuel survient quand les parties prenantes ne se trouvent pas dans un état critique pouvant contraindre l’exercice de leur droit civique. Comme toute procédure judiciaire, il y a des dates d’échéance sur chaque étape à franchir et il y a lieu d’intervention du droit de l’enfant mineur dans la démarche à faire.

Quels sont les principes ?

En premier lieu l’avale des époux est unanime concernant les conséquences du divorce. Notamment sur le dispatching des possessions et celui des acquêts. Cette étape est appuyée par une intervention d’un notaire pour vérifier les contrats établis ainsi que les valeurs de chaque bien. En second lieu, il y a les droits sur l’autorité des parents. Ce sont les enfants mineurs qui sont touchés par les devoirs dont les parents doivent s’acquitter. En troisième lieu la pension alimentaire et en fin la prestation compensatoire.

Dans ce mode de séparation, il n’est pas exigé la durée minimale du mariage ni les raisons pour lesquelles ils se séparent. Seulement, il faudrait que chacun ait son propre avocat.

La convention

Il est du rôle de l’avocat d’adresser cette fameuse convention, qui sera ensuite signé par les époux après une durée conférée à la réflexion, d’une quinzaine de jours. Il faut évitez de ratifier avant le délai pour éviter la nullité de ce contrat. Les défendeurs des époux la ratifient aussi.

Il est dit dans cette convention les renseignements utiles concernant le notaire, les époux, les avocats. Dans ce texte se trouve aussi, l’accord sur le divorce que les deux parties ont concocté.

Ce contrat doit mentionner les modalités de versement d’une prestation compensatoire ainsi que l’acte authentique inhérentes à la liquidation du régime maritale. Il est prioritaire que ce document mentionne et atteste que l’enfant mineur est au courant de ses droits. C’est-à-dire le fait d’être écouté par le juge même s’il ne souhaite pas recourir à ce droit.

Les charges affiliées au divorce sont assez élevées, à savoir les honoraires des avocats, les frais de l’officier civil, et la valeur du procès.